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31 mai 2026 · Maison Sève

Sport au 3e trimestre : ralentir, préparer la naissance

Mobilité du bassin, respiration, étirements : à partir de la 28e semaine, le mouvement devient préparation à l'accouchement.

À partir de la vingt-huitième semaine, le corps change de logique. Le poids du ventre déplace le centre de gravité, les ligaments s'assouplissent sous l'effet de la relaxine, le souffle se fait plus court. Continuer à bouger reste précieux — mais le but change : on n'entretient plus, on prépare la naissance.

L'intensité descend, l'écoute monte.

On passe à des séances plus courtes, vingt à trente minutes, plus fréquentes si possible. On accepte que certains jours, une marche lente et trois respirations consciences suffisent. La performance n'a plus aucun sens ici. Ce qui compte : la mobilité du bassin, l'ouverture des hanches, la capacité à entrer en respiration profonde.

Les pratiques de cœur :

La natation reste reine — l'eau soulage, soutient, libère les articulations. La marche, à allure très tranquille, pour entretenir la circulation et préparer l'endurance du travail. Le yoga prénatal, en se concentrant sur les postures d'ouverture (papillon, accroupi, chat-vache) qui mobilisent le bassin. Des séances spécifiques de respiration et de visualisation, qui serviront directement pendant l'accouchement.

Ce qu'on suspend :

Le cardio intense, les charges lourdes, les postures inversées profondes, tout exercice qui crée un essoufflement marqué. On évite aussi les longues stations debout immobiles.

Préparer l'accouchement, concrètement :

La posture du squat profond (en s'appuyant si besoin) ouvre le bassin et travaille l'ancrage. La respiration en quatre temps (inspire 4, retiens 4, expire 4, pause 4) installe un système nerveux apaisé, transférable au jour J. Les bascules du bassin sur ballon soulagent le dos et préparent la mobilité utile au travail.

Écoute les signaux d'alerte :

Contractions régulières, saignements, perte de liquide, vertiges, essoufflement anormal, douleur pelvienne marquée : on arrête tout et on appelle. Le sport doit rester un soutien, jamais une prise de risque.

Et après ?

Le quatrième trimestre — les douze semaines qui suivent la naissance — est un sujet à part entière. On n'y reprend pas le sport, on s'y répare. Ce sera l'objet d'un autre article.